Le système de la prévoyance professionnelle obligatoire est simple : à partir d’un salaire annuel AVS de CHF 22’680 (état 2026), tous les employés doivent être assurés dans le cadre de la prévoyance professionnelle. La déduction de coordination, actuellement fixée à CHF 26’460, est déduite du salaire annuel. Le montant restant correspond au salaire assuré, sur la base duquel sont calculées les prestations telles que les cotisations d’épargne et les prestations de risque.
Lorsqu’une personne a deux employeurs et, par conséquent, deux affiliations à des caisses de pension, il peut arriver que chacune applique la déduction de coordination complète. Cela entraîne une double réduction du salaire assuré et, par conséquent, des prestations de prévoyance nettement inférieures. Les deux exemples présentés ci-dessous illustrent clairement les effets négatifs d’une double activité.
Bien que le salaire AVS effectif soit identique dans les deux exemples, la personne n’ayant qu’un seul employeur bénéficie d’une couverture nettement meilleure, la déduction de coordination n’étant appliquée qu’une seule fois et non deux fois.
La situation est différente lorsque les employeurs décident d’adapter la déduction de coordination au taux d’occupation afin d’améliorer la couverture du deuxième pilier pour les employés à temps partiel.
Petit ajustement – grand impact
De nombreux employeurs ont désormais identifié le problème de la déduction de coordination fixe et ont adapté leur caisse de pension en conséquence, afin d’améliorer la couverture des personnes exerçant plusieurs activités ainsi que des employés à temps partiel.
Les employés bénéficiant de solutions de prévoyance progressistes constituent non seulement un capital de retraite plus élevé durant leur vie active, mais profitent également de meilleures prestations de risque en cas de scénario extrême (invalidité ou décès).
Je ne peux pas choisir moi-même ma caisse de pension
Cette affirmation revient souvent lorsqu’il est question de solutions de prévoyance. Elle n’est toutefois que partiellement correcte. Il n’est nullement interdit d’attirer de manière proactive l’attention de l’employeur sur des améliorations susceptibles de bénéficier à l’ensemble des collaborateurs. Faire preuve d’initiative peut donc s’avérer payant.
Par ailleurs, l’acceptation de la dernière réforme de la LPP en 2024 aurait permis d’améliorer la couverture des personnes exerçant plusieurs activités, notamment en ce qui concerne le seuil d’entrée et la déduction de coordination. Comme chacun le sait, cette réforme a été rejetée par le peuple.
Heureusement, les employeurs n’ont pas besoin d’attendre la prochaine réforme pour agir. Ils peuvent dès aujourd’hui améliorer, de manière autonome et simple, la protection en matière de prévoyance pour les employés à temps partiel et les personnes exerçant plusieurs activités, et ainsi montrer l’exemple. Les collaborateurs les remercieront par leur fidélité.