Le long souffle d'un conseiller aux États

Certaines améliorations de la prévoyance ne tombent pas du ciel, mais résultent d'années de ténacité politique.

La possibilité de rattraper des versements manqués dans le pilier 3a en est un exemple. Elle remonte à une seule intervention parlementaire.

Le responsable en est le conseiller aux États Erich Ettlin, du parti Le Centre. Sa motion de 2019 demandait que les personnes actives puissent combler rétroactivement les lacunes de cotisation du pilier 3a, ce qui n'était pas possible depuis des décennies. Le Conseil fédéral a finalement mis en œuvre ce mandat par une modification d'ordonnance, entrée en vigueur le 1er janvier 2025. Concrètement, les lacunes apparaissant dès 2025 peuvent depuis être comblées jusqu'à dix ans en arrière, et le rachat est déductible fiscalement, tout comme le versement ordinaire. Le chemin fut ardu, car le Conseil fédéral avait initialement rejeté la motion. La ténacité a payé.

Ce ne sont ni Damian Müller, ni Pierre-Yves Maillard, ni Werner Salzmann qui ont fait preuve de ce long souffle, mais bien Erich Ettlin. Un bel exemple de la façon dont la patience est payante dans la politique de prévoyance, comme l'épargne elle-même.