Le volontaire n'est pas toujours possible

Les versements volontaires dans la prévoyance professionnelle, appelés rachats, sont un moyen apprécié d'améliorer sa prévoyance tout en économisant des impôts.

On en déduit volontiers que l'on peut verser à tout moment et autant que l'on veut. Mais ce n'est pas si simple.

Un rachat n'est pas possible dans tous les cas ni en quantité illimitée. La condition est qu'il existe effectivement une lacune de prévoyance, c'est-à-dire une différence entre l'avoir de vieillesse déjà épargné et le maximum possible selon le règlement. Seule cette lacune définit le montant pouvant être versé volontairement. Qui a déjà atteint son maximum réglementaire ne peut plus racheter, même s'il le souhaitait. Un rachat ne dépend donc pas seulement du fait que l'on exerce une activité lucrative ou que l'employeur donne son accord, mais de l'existence d'une lacune que l'on peut combler.

Cette limitation est judicieuse, car la prévoyance professionnelle fiscalement avantageuse doit servir à constituer une rente adéquate et non de véhicule d'économie d'impôt illimité. Qui envisage un rachat devrait donc d'abord examiner sa situation de prévoyance personnelle, idéalement avec un accompagnement professionnel, afin d'utiliser la marge de manœuvre de manière optimale et au bon moment.